Fizahan-teny

Ohabolana : mandry

Ohabolana Akangalahy mandry andro: tsy nahiny ny voin-ko avy. [Veyrières 1913 #6198]
Akanga mandry andro, ka tsy mahalala voin-ko avy. [Houlder 1895 #879, Veyrières 1913 #6198]
Dikanteny frantsay Pintade mâle qui dort le jour : elle n' a pas prévu le malheur qui approche. [Veyrières 1913 #6198]
Pintade qui dort le jour: elle n'a pas prévu le malheur qui approche. [Veyrières 1913]
Une pintade qui dort pendant le jour ne voit pas venir le danger. [Houlder 1895 #879]
Fanazavana frantsay Se disait de ceux qui ne font pas attention et se trouvent étonnés d'être tombés dans un piège. [Veyrières 1913 #6198]

Ohabolana Akanga mandry anambo : ny vatam-be anambo fa ny menimeny ambony tany. [Samson 1965 #A17]

Ohabolana Andrianaivo no maty vady, ka Andrianirina no mandry irery. [Veyrières 1913 #1172, Rinara 1974 #236, Houlder 1895]
Dikanteny frantsay La femme de Randrianaivo est morte, et Andrianirina couche seul. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsay Ayant vu la femme de Randrianaivo mourir, Andrianirina hésite alors à se marier. [Houlder 1895]
Andrianaivo a perdu sa femme, et Andrianirina reste seul. [Veyrières 1913 #1172]
Cette mort fait hésiter Andrianirina à se marier. [Veyrières 1913 #1172]

Ohabolana Aza manantena ny "Aza mandry, fa hateran-kena" . [Houlder 1895 #692]
Manantena ny " aza mandry fa hateran-kena " . [Veyrières 1913 #2298, Cousins 1871 #1518]
Dikanteny frantsay Attendre qu' on dise : n' allez pas vous coucher, on va vous apporter de la viande. [Veyrières 1913 #2298]
Ne vous fiez pas au: "Ne vous couchez pas, on va vous apporter de la viande" . [Houlder 1895 #692]
Fanazavana frantsay Ce proverbe se disait des avares et de ceux qui attendent quelque cadeau : il fait allusion à quelqu' un à qui un jour on fit attendre vainement la nourriture demandée. [Veyrières 1913 #2298]

Ohabolana Aza manao fandrin' omby: mandry, fa tsy lavo loha. [Veyrières 1913 #6346, Cousins 1871 #432]
Dikanteny frantsay N' imitez pas la manière de se coucher des boeufs : ils sont couchés, mais leur tête ne s' incline pas. [Veyrières 1913]
Fanazavana frantsay Se disait des gens qui ont l' air de céder dans une discussion, alors qu'ils n'en démordent pas. [Veyrières 1913 #6346]

Ohabolana Aza mandaka amboa mandry. [Houlder 1895 #831]
Dikanteny frantsay Ne dormez pas un coup de pied à un chien qui dort. Il pourrait vous en coûter. [Houlder 1895]

Ohabolana Aza mandry akaiky toy ny menaka. [Houlder 1895 #678]
Dikanteny frantsay Ne restez pas tout près, comme de la graisse. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsay La graisse fondue coule, mais s' arrête aussitôt en se figeant. [Houlder 1895]

Ohabolana Aza mandry amorom-pampana. [Veyrières 1913]
Aza mandry an-driram-pampana. [Veyrières 1913]
Dikanteny frantsay Ne dormez pas au bord du précipice. [Veyrières 1913 #6274]
Fanazavana frantsay Ne vous exposez pas au danger. [Veyrières 1913 #6274]

Ohabolana Aza manitsaka amboa mandry. [Veyrières 1913 #6275]
Dikanteny frantsay Ne marchez pas sur un chien qui dort. [Veyrières 1913 #6275]
Fanazavana frantsay Proverbe analogue au français : ne réveillez pas un chien qui dort. [Veyrières 1913 #6275]

Ohabolana Bemangy mandry ambony gorodona : ondan-tenany ihany. [Cousins 1871]
Be mangy mandry ambony ngorodona : ondan-tenany ihany. [Veyrières 1913 #1616]
Dikanteny frantsay Personne qui a de grosses parties charnues au-dessous de l' oreille : quand elle couche sur le plancher, elle a un oreiller naturel. [Veyrières 1913 #1616]
Fanazavana frantsay Paroles de dérision. [Veyrières 1913 #1616]

Ohabolana Fanataovana no faly mavesatra, tsangambato no faly mijoro, fa ny olombelona mandry sy miarina. [Rinara 1974]
Fanataovana no faly mavesatra, tsangambato no faly mijoro; fa ny olona mandry sy miarina. [Veyrières 1913 #1623, Cousins 1871 #919]
Dikanteny frantsay Les amas de pierres sacrées au bord des chemins, aiment à être chargés ; les pierres dressées en souvenir d'un événement, aiment à rester droites ; mais pour ce qui est des hommes, ils se couchent et ils se lèvent. [Veyrières 1913 #1623]
Fanazavana frantsay Se disait des changements et des vicissitudes inévitables. [Veyrières 1913 #1623]

Ohabolana Harongam-pohatra ny momba; milevin' ila fa tsy lo ny miteraka, andrasan' amboa varavarana ny amboalambo, ary mandry be tsy matory ny mpitrosa. [Rinara 1974]
Harongam-pohatra ny momba; milevin' ila tsy lo ny miteraka. [Veyrières 1913 #912]
Harongam-pohatra ny momba ; milevin' ila tsy lo ny miteraka ; andrasan' amboa varavaranany amboalambo ; mandry be tsy matory ny mpitrosa. [Cousins 1871 #1037]
Dikanteny frantsay La femme stérile est comme un arbre haronga arraché ; la femme qui a enfanté peut avoir sa moitié enfouie sans être pourrie. [Veyrières 1913 #912]
Fanazavana frantsay Ce proverbe dit la tristesse de la stérilité et le bonheur de la maternité ; il fait allusion au placenta que le père va enfouir au sud de la maison, après la naissance de l' enfant. [Veyrières 1913 #912]

Ohabolana Ibado adala, asai-mitampody vao mody mandry. [Rinara 1974 #1390]
Ibado adala: asaina mitampody izy vao mody mandry. [Houlder 1895]
Dikanteny frantsay Ibado le stupide: on lui dit d' aller (quelque part) et de revenir le même jour, et il passe la nuit là-bas. [Houlder 1895]

Ohabolana Ilay lava mandry amorom-patana : " izoky tsy hafa, izandry izaho ihany " . [Veyrières 1913 #1630, Cousins 1871]
Ilay lava mandry amorom-patana: ka "zovy ity?" ka "izaho ihany" . [Houlder 1895 #2245]
Ilay lava mandry amorom-patana : " zovy izato" ka "izaho ihany " . [Veyrières 1913 #1630, Cousins 1871]
Ilay lava mandry amorom-patana : zovy ka izaho ihany. [Rinara 1974]
Dikanteny frantsay Homme de grande taille qui est couché près du foyer : l' aîné n' est autre que moi, dit-il, et le cadet c' est encore moi. [Veyrières 1913 #1630]
Homme de grande taille qui est couché près du foyer : qui est là-dessous, dit-il, et il répond : ah ! c' est moi-même. [Veyrières 1913 #1630]
Un (homme) long couché auprès de son foyer (avec la figure couverte): on demande qui il est, et (il dit): "Ce n' est que moi" . [Houlder 1895]
Fanazavana frantsay A cause de l'exiguïté du lieu et par peur du feu, cet homme est replié en deux, et ceux qui le voient sous son lamba, croient qu'il y a deux personnes ; ce proverbe se disait par manière d'amusement aux gens de grande taille. [Veyrières 1913 #1630]
Il est chez lui et on lui demande qui il est! [Houlder 1895]
Réveillé en sursaut, il croit voir quelqu'un à côté de lui, et ce ne sont que ses jambes repliées. [Veyrières 1913 #1630]

Ohabolana Izao tenintsika izao: tapaka, fa tsy maito; mandry, fa tsy lavo loha. [Veyrières 1913 #3644, Rinara 1974 #1473, Cousins 1871 #1173]
Dikanteny frantsay Les paroles de contrat que nous échangeons sont tranchées et décidées, mais non rompues et brisées ; elles sont réglées et reposent tranquilles, mais non violemment comprimées. [Veyrières 1913 #3644]
Fanazavana frantsay Paroles de contrat. [Veyrières 1913 #3644]

Ohabolana Kakazo mandry tsy velezim-baratra. [Samson 1965 #K6]

Ohabolana Kamo manetsa hianao, ka fararano vao mandry fotsy. [Rinara 1974 #1593]

Ohabolana Kibobo mandry amam-balala: tsy manana trano hasiana, fa miheninkenina irery. [Houlder 1895 #757]
Kibobo mandry amam-balala : tsy manan-karon-kasiana, fa homeninkenina irery. [Veyrières 1913 #2502]
Kibobo mandry amam-balala : tsy manan-trano hasiana, fa homeninkenina foana. [Veyrières 1913 #2502]
Kibobo mandry amim-balala: tsy manan-trano hasiana, fa miheninkenina foana. [Cousins 1871 #1265]
Kibobo nandriam-balala : tsy manan-trano hasiana fa miheninkenina irery. [Rinara 1974 #1636]
Dikanteny frantsay Caille mêlée aux sauterelles : elle n' a ni grenier ni panier pour mettre les sauterelles qu' elle rencontre et son ventre est plein ; aussi elle est embarrassée. [Veyrières 1913 #2502]
Une caille au milieu des sauterelles, elle ne peut en mettre en réserve et elle ne sait que faire. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsay Elle est au milieu de l'abondance mais ne sait comment en tirer parti. [Houlder 1895]
Se disait des pauvres gens peu habitués aux bonnes occasions et qui ne savent pas en profiter. [Veyrières 1913 #2502]

Ohabolana Lambolahy mandry anaty akondro, ka main' ny nahiny. [Veyrières 1913 #6285]
Lambolahy mifono raty ka main' ny nataony. [Houlder 1895]
Lambolahy mifono raty : main' ny ataony. [Rinara 1974 #118, Cousins 1871 #1316, Veyrières 1913]
Dikanteny frantsay Sanglier qui dort sous les bananiers : c' est de sa faute s' il est brûlé avec les bananiers, lorsqu' on met le feu à la colline. [Veyrières 1913 #6285]
Sanglier qui se cache sous l'écorce sèche de bananier : c'est de sa faute s' il est brûlé avec elle. [Veyrières 1913]
Si un sanglier va se fourrer dans l' écorce sèche des bananiers, il sera brûlé par son fait (quand le feu s' y mettra). [Houlder 1895]
Fanazavana frantsay Qui s'expose au danger y périra. [Veyrières 1913 #6335]

Ohabolana Lambo tsy mandry. [Veyrières 1913 #6757]
Dikanteny frantsay Sanglier qui ne dort pas. [Veyrières 1913 #6757]
Fanazavana frantsay Se disait d'une affaire non tranchée. [Veyrières 1913 #6757]

Ohabolana Lehilahy manambady, nefa mandry andefitra, resim-bavy. [Veyrières 1913 #1286]
Dikanteny frantsay Mari qui dort dans la ruelle du lit : sa femme l' a vaincu. [Veyrières 1913 #1286]
Fanazavana frantsay Se disait des ménages où la femme porte culotte. [Veyrières 1913 #1286]

Ohabolana Lilahibe ti-harovana : mandry an-koho-dakana. [Samson 1965 #L39]

Ohabolana Madio tsy mangarangarana, ohatra ny ranovola mandry amim-panasina. [Rinara 1974]
Madio tsy mangarangarana toa ranovola. [Veyrières 1913 #2437]
Madio tsy mangarangarana, toy ny ranovola mandry amim-panasina. [Houlder 1895 #497, Cousins 1871 #1392]
Dikanteny frantsay Être propre sans être limpide, comme l' eau chauffée dans une marmite ayant des restes de riz collés aux parois et qu' on boit à la fin du repas. [Veyrières 1913 #2437]
Être propre sans être limpide, comme l' eau de riz salée. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsay Après avoir retiré le riz de la marmite où il a cuit, on met un peu d' eau que l' on mélange avec les grains de riz brûlé restés au fond; l' eau prend une couleur brunâtre et sale, mais on y ajoute du sel, après quoi on la boit, la trouvant propre quoique pas transparente. Ce proverbe s' applique à ceux qui n' ont d' honnête que l' apparence. [Houlder 1895]
Cette expression se disait des gens qui avaient un mélange de parure et de saleté, et de ceux qui étaient parés et ne savaient où se placer dans une maison sale ; se disait aussi d' une affaire déjà réglée et remise en discussion. [Veyrières 1913]

Ohabolana Malaza ho lahy fa tsy mandry an' efitra. [Rinara 1974 #1930]
Malaza ho lahy, ka tsy mandry an-efitra. [Houlder 1895 #915, Cousins 1871 #1456]
Dikanteny frantsay Vous passez pour brave, et vous ne passeriez pas la nuit dans un endroit désert! [Houlder 1895]

Ohabolana Malemy ama-mandry fa sarotra ama-mifoha toa fasika. [Rinara 1974 #1935, Cousins 1871 #1461]
Malemy am--pandriana, fa sarotra am-pifohazana toa fasika. [Veyrières 1913 #5956]
Malemy mandry, fa sarotra mifoha toa fasika. [Veyrières 1913 #5956]
Dikanteny frantsay S'entasser facilement dans le lit, mais se lever difficilement, comme le sable. [Veyrières 1913 #5956]
Fanazavana frantsay Se disait des gens qui ne se troublent pas facilement et sont vite rassurés. [Veyrières 1913 #5956]

Ohabolana Manatsakatsaka amason-dalana, mandry manokana amasom-bady. [Samson 1965 #M35]

Ohabolana Mandry akaiky toa menaka. [Veyrières 1913 #1296, Rinara 1974 #2086, Cousins 1871 #1602]
Dikanteny frantsay Coucher et se figer à côté, comme la graisse qui se fige. [Veyrières 1913 #1296]
Fanazavana frantsay Se disait de l' époux qui abandonnait son conjoint et allait coucher ailleurs, au lieu de rentrer chez lui. [Veyrières 1913 #1296]

Ohabolana Mandry akaiky, toa tsy tia vady; mody hariva, toa ratsy havana. [Houlder 1895 #1788]
Dikanteny frantsay Si vous passez la nuit près de chez vous (en revenant de voyage), vous semblez ne pas aimer votre femme; et si vous parvenez à rentrer chez vous tard, il semble que c' est parce que vous avez de mauvais parents (qui n' on pas voulu vous loger). [Houlder 1895]

Ohabolana Mandry aloha tsy miandrirana. [Samson 1965 #M69]

Ohabolana Mandry amin' ahiahy. [Veyrières 1913 #2719]
Dikanteny frantsay Dormir avec des soucis et des appréhensions. [Veyrières 1913 #2719]

Ohabolana Mandry am-pinomana : dikan-taho. [Samson 1965 #M54]

Ohabolana Mandry an-driran' antsy. [Veyrières 1913 #2720]
Mandry an-driran-defona. [Veyrières 1913 #2720]
Dikanteny frantsay Être couché sur la lame d' un couteau ou sur le tranchant d' une lance. [Veyrières 1913 #2720]
Fanazavana frantsay Se disait des gens dans l'appréhension d' un malheur ; c' est comme l'épée de Damoclès. [Veyrières 1913 #2720]

Ohabolana Mandry an-kohoka. [Veyrières 1913 #2521]
Dikanteny frantsay Être mal dans ses affaires, comme quelqu' un qui est couché sur le ventre. [Veyrières 1913 #2521]

Ohabolana Mandry atsimon' ny maty. [Veyrières 1913 #2522]
Dikanteny frantsay Se coucher au sud des morts. [Veyrières 1913 #2522]
Fanazavana frantsay Se disait de ceux qui ne suivaient pas les usages, et de ceux qui étant réduits à la plus extrême misère ne s'occupaient pas des usages. [Veyrières 1913 #2522]

Ohabolana Mandry be eritreritra sahala amin' ny mpitrosa. [Rinara 1974]
Mandry tsy matory ny mpitrosa. [Cousins 1871 #1604]
Mandry tsy matory sahala amin' ny mpitrosa. [Rinara 1974]

Ohabolana Mandry manokana hafa fandry. [Veyrières 1913 #2037]
Mandry manokana noho ny be. [Veyrières 1913 #2037]
Dikanteny frantsay L' homme qui dort à part de tout le monde ou ne se couche pas comme tout le monde, est un être singulier et bizarre. [Veyrières 1913 #2037]
Fanazavana frantsay Se disait des originaux. [Veyrières 1913 #2037]

Ohabolana Mandry mpisikidy, matory mpialanana : manana ny marary tsy mahazo tory. [Samson 1965 #M55]

Ohabolana Mandry ny olona. [Veyrières 1913 #6556]
Dikanteny frantsay Quand les gens sont couchés : entre neuf et dix heures du soir. [Veyrières 1913 #6556]

Ohabolana Mandry tsy aman' afo toy ny mpiambim-banja. [Veyrières 1913 #1652, Rinara 1974 #2090, Cousins 1871 #1603]
Dikanteny frantsay Ceux qui dorment sans feu, comme les gardiens d' une poudrière. [Veyrières 1913 #1652]
Fanazavana frantsay Il faut se garder de provoquer les gens irascibles. [Veyrières 1913 #1652]

Ohabolana Mandry tsirangaranga ny be trosa, fa raha maneno ny akoho dia fohazin' ny ankizy hoe : Andrao tran' ilay olona hianareo! [Rinara 1974 #2088]

Ohabolana Manemitra ivelany toa tandro-trano. [Rinara 1974 #2093]
Manemitra ivelany toa tandro-trano: miainga ho avo, ka mandry irery. [Houlder 1895 #805]
Temitra ivelany, toa tandro-trano : miainga ho avo, ka mandry irery. [Veyrières 1913 #1133, Cousins 1871 #3067]
Dikanteny frantsay Orner l' extérieur, comme les pièces de bois qui protègent le bord des et dépassent le faîtage de manière à former deux cornes : elles veulent s' élever et les laisse étendues seules. [Veyrières 1913 #1133]
Un ornement extérieur comme les cornes d' une maison; elles s' élèvent haut mais elles sont seules. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsay C' est la punition des grandeurs. Dans les anciennes cases de certaines tribus, les deux pièces de bois formant le pignon se croisent au faite comme des cornes; et plus le rang du propriétaire est élevé, plus ces cornes sont longues. [Houlder 1895]
C' était une marque d'amitié, d' habiter ensemble ; mais qui fréquentent à l'excès ou favorisent les étrangers au détriment des parents, la famille les délaisse. [Veyrières 1913 #1133]

Ohabolana Maty voay an-tsiranana : mandry mihomakomaka. [Samson 1965 #M96]

Ohabolana Mitsilanesa mandry, ry Merina. [Veyrières 1913 #219]
Dikanteny frantsay Dormez en paix, habitants de l' Imerina, car le roi ne trompe pas, et Hagamainty son sage conseiller ne ment pas. [Veyrières 1913 #219]
Fanazavana frantsay Paroles du roi Andrianampoinimerina passées en proverbe. [Veyrières 1913 #219]

Ohabolana Mitsilany mandry. [Veyrières 1913 #2215]
Dikanteny frantsay Celui qui est dans la prospérité peut se reposer et dormir tranquillement sur le dos. [Veyrières 1913 #2215]

Ohabolana Mody mandry. [Veyrières 1913 #2887]
Dikanteny frantsay Mourir, c' est retourner dormir. [Veyrières 1913 #2887]

Ohabolana Nahoana no tafandry manan-draharaha ? [Veyrières 1913 #3280, Cousins 1871 #2068]
Nahoana no tafandry mandry manan-draharaha ? [Rinara 1974]
Dikanteny frantsay Comment dormez-vous tranquille quand vous avez des affaires sérieuses sur les bras ? [Veyrières 1913 #3280]

Ohabolana Ny anarana mampody mandry, fa ny tarehy mampitampody. [Houlder 1895 #491, Cousins 1871 #2153]
Ny anarana mampody mandry fa ny tarehy mampiverina ilalana. [Rinara 1974, Rajemisa 1985]
Fanazavana malagasy Tsy arakaraka ny anarany ny tarehiny. [Rajemisa 1985]
Dikanteny frantsay Le nom vous fait passer la nuit dehors (en voyage) mais la figure vous fait revenir chez vous le même jour. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsay Il s' agit de quelqu' un s' en allant chercher femme au loin; s' il entend parler favorablement d' une jeune personne au nom engageant, il continuera son voyage; mais s' il peut juger de visu de celle qui aurait pu devenir sa femme, et que sa figure lui déplaise, alors découragé, il s' empresse de retourner chez lui. [Houlder 1895]

Ohabolana Ny anatra, vahiny : tiana, mody mandry ; tsy tiana, mitampody. [Houlder 1895 #1588, Veyrières 1913 #6521, Cousins 1871 #2157]
Dikanteny frantsay Les conseils sont comme des hôtes : quand ils se voient bien accueillis, ils couchent ; sinon ils s' en retournent. [Veyrières 1913 #6521]
Les conseils sont comme des voyageurs (ou des étrangers): si on les accepte, ils logent chez vous; si on ne les aimes pas, il s' en vont chez eux. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsay On n' est pas obligé de suivre les conseils et les avis. [Veyrières 1913 #6521]
On peut les accepter ou les rejeter. [Houlder 1895]

Ohabolana Ny fanambadiana ohatra ny menaka, ka raha manalavitra ny afo, dia mandry. [Cousins 1871]
Ny fanambadiana tahaka ny menaka, ka raha manalavitra ny afo dia mandry. [Rinara 1974 #193]
Ny fanambadiana tahaky ny menaka, ka raha manalavitra ny afo dia mandry. [Veyrières 1913 #1216]
Dikanteny frantsay Il en est du mariage comme de la graisse : quand on l' éloigne du feu, elle se fige. [Veyrières 1913 #1216]
Fanazavana frantsay Loin des yeux, loin du coeur. [Veyrières 1913]

Ohabolana Ny mandry maraina manam-pahoriana, korodosin' ny fahoriana, raha vao mifoha. [Rinara 1974 #3111]

Ohabolana Ny mandry maraina tsy mba hanana, fa ny mifoha maraina hanam-be. [Cousins 1871 #2323]

Ohabolana Ny maty tsy mandry ama-nenina. [Houlder 1895 #2124, Rinara 1974 #3139]
Ny maty tsy miandry ama-nenina. [Veyrières 1913 #6426, Cousins 1871 #2344]
Dikanteny frantsay Il faut enterrer quelqu' un de façon à ne pas en avoir de regrets. [Houlder 1895]
Les morts n' attendent pas avec amertume. [Veyrières 1913 #6426]
Fanazavana frantsay C. à. d. il faut le faire aussi convenablement que possible et selon son rang. [Houlder 1895]
Ils sont en repos. [Veyrières 1913 #6426]

Ohabolana Ny miera manganana, ny mandry be mafana. [Veyrières 1913 #5209, Cousins 1871 #2348]
Dikanteny frantsay Se concerter, c' est comme le bon goût venant après l' amertume ; coucher à plusieurs ensemble, cela donne chaud. [Veyrières 1913 #5209]
Fanazavana frantsay Se disait de l' entente. [Veyrières 1913 #5209]

Ohabolana Ny mifoha tsy amian-tsoroka ka ny mandry 'ndraika fohazina. [Samson 1965 #N7]

Ohabolana Ny mody mandry sy ny mitampody : ny mody mandry misimisy kokoa. [Rinara 1974 #3153, Cousins 1871 #2352, Houlder 1895]
Dikanteny frantsay De coucher en route ou de revenir le même jour, il vaut mieux coucher en route. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsay Cela montre qu' on n' est pas trop pressé de rentrer, et le voyage entrepris aura peut-être plus de résultats. [Houlder 1895]

Ohabolana Ny olombelona toy ny omby: indray mandry, fa tsy indray mifoha. [Houlder 1895 #8]
Dikanteny frantsay Les hommes sont comme les bœufs: ils se couchent ensemble, mais ne se lèvent pas tous en même temps. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsay Chacun vaque à ses propres affaires. [Houlder 1895]

Ohabolana Ny takatra no fisa-doha, mandry tsy misy mpanondana. [Veyrières 1913 #97, Cousins 1871 #2423]
Ny takatra no fisa-doha : marary tsy misy mpanondana. [Rinara 1974 #3255, Houlder 1895]
Dikanteny frantsay Si le "takatra" (sorte d' ombrette) a la tête plate, c' est que personne ne lui offre un oreiller quand il est malade. [Houlder 1895]
Si l' oiseau takatra a la tête plate, c' est qu' il n' a personne pour lui servir d' oreiller lorsqu' il dort. [Veyrières 1913 #97]
Fanazavana frantsay Ce proverbe disait la peur qu' avaient les Malgaches de cet oiseau de mauvais augure. [Veyrières 1913 #97]

Ohabolana Ny valala tsy indroa mandry am--bavahady. [Houlder 1895 #767, Rinara 1974 #3352]
Ny valala tsy indroa mandry eo am--bavahady. [Cousins 1871 #2464, Nicol 1935 #247]
Valala tsy indroa mandry am--bavahady. [Veyrières 1913 #6261, Rinara 1974 #4843]
Dikanteny frantsay Les sauterelles ne couchent pas deux fois à la porte du village. [Veyrières 1913 #6261]
Les sauterelles ne se posent pas deux fois devant la porte (du village). [Houlder 1895]
Sauterelle ne couche pas deux nuits de suite au même portail (profiter de l’occasion). [Nicol 1935 #247]
Fanazavana frantsay Il faut donc saisir l' occasion et les ramasser dès quelles sont là, car elles ne reviendront plus. [Houlder 1895]
Il faut savoir profiter de l' occasion. [Veyrières 1913 #6261]

Ohabolana Olokoloka mandry anambo : raha fanina tsy azo avela. [Samson 1965 #O20]

Ohabolana Omby indray mandry tsy indray mifoha. [Akademia 2005, Veyrières 1913 #853, Cousins 1871 #2546, Rajemisa 1985]
Omby indray mandry tsy indray miloha. [Rinara 1974 #3429]
Fanazavana malagasy Na dia olona iray raharaha na iray fianakaviana izao aza, mety tsy ho tonga miaraka amin' ny fotoana iray. [Rajemisa 1985]
Samy manana ny fotoana mampientana azy amin' ny fiatrehana ny adidy amana andraikitra eo amin' ny fiainana andavanandro ny tsirairay, tsy tokony hotsiniana na ny lasa aloha na ny tratra aoriana fa ny fahatsiarovan-teny ho manana adidy amana andraikitra eo anivon' ny fiarahamonina no zava-dehibe. [Akademia 2005]
Dikanteny frantsay Les boeufs qui se sont couchés en même temps, ne se lèvent pas en même temps. [Veyrières 1913]
Fanazavana frantsay Les hommes qui entrent égaux dans la vie ont, au bout de quelque temps, des conditions différentes ; autre sens : quand on est nombreux, tout le monde n' est pas du même avis. [Veyrières 1913 #853]

Ohabolana Raha mamatra miohatra ny feno, raraka; raha mihinana miohatra ny voky manevika; raha mamindro miohatra ny toko, may; raha mandry miohatra ny farafara, mianjera. [Rajemisa 1985]
Fanazavana malagasy Tokony hahalala onony amin' izay rehetra atao, fa raha tsy izany, fahavoazana no mety ho hita. [Rajemisa 1985]

Ohabolana Safo-rano be tseroka, ka mamoha ny efa mandry. [Rinara 1974 #3772]
Saforano be tseroka : mamoha ny efa mandry. [Veyrières 1913 #3298, Cousins 1871 #2818]
Dikanteny frantsay Se laver quand on est tout crasseux : on réveille ce qui était déjà endormi. [Veyrières 1913 #3298]
Fanazavana frantsay Réveiller une affaire fâcheuse. [Veyrières 1913 #3298]

Ohabolana Somondrara vady, tsy mandry mandeha. [Samson 1965 #S54]

Ohabolana Tanora barabara saina, ka mandry an-defitry ny namany. [Rinara 1974 #4052]

Ohabolana Toy ny lamba: raha tezitra, isikinana; raha mandry, irakofana; raha mandeha, itafiana. [Houlder 1895]
Toy ny lamba: tezitra, isikinana; mandry, irakofana : mandeba, itafiana ; faly, isampinana. [Cousins 1871 #3207]
Toy ny lamba : tezitra isikinana, mandry irakofana, mandeha itafiana faly isampinana. [Veyrières 1913 #1718, Rinara 1974 #4300]
Dikanteny frantsay C' est comme le lamba : dans la colère, on s' en ceint les reins ; couché, on s' en couvre ; en marche, on s' en revêt ; content, on s' en sert pour se draper. [Veyrières 1913]
Pareil au lamba: quand on est en colère, on s' en ceint les reins; pour dormir, il sert de couverture; quand on sort, il sert de vêtement. [Houlder 1895]
Fanazavana frantsay Le lamba, vêtement national, est une espèce de grand châle enveloppant tout le haut du corps et une partie des jambes, et pouvant même traîner jusqu' à terre, il est en toute espèce de tissus, et sert à plusieurs usages, comme le montre ce proverbe. [Houlder 1895]
Paroles d'éloge : ce proverbe était fréquemment employé dans les discours publics, par exemple dans les discours royaux. [Veyrières 1913 #1718]

Ohabolana Toy ny voahangy: tsy mandry làlana; apetraka, ravaky ny trano; entina, endriky ny dia. [Houlder 1895]
Dikanteny frantsay Pareilles à des perles: elles ne s' arrêtent jamais (d' être utiles): si on les dépose, elles sont l' ornement de la maison; et si on les porte, elle sont un ornement pour le voyage. [Houlder 1895]

Ohabolana Tsara zanaka, ka afa-tondro-maso ary tsy mandry ama-nenina. [Rinara 1974 #4416]

Ohabolana Tsy mba ny kary manao ny nahim-pony, fa ny alika mandry amim-pively. [Houlder 1895 #1099, Cousins 1871 #3394]
Dikanteny frantsay Il n' est pas comme un chat sauvage qui peut faire tout ce qu' il lui plaît (n' ayant pas de maître), mais comme un chien couche près du bâton (celui de son maître). [Houlder 1895 #1099]

Ohabolana Tsy misy be aina noho ny alika, fa raha voky ran-kena, mandry lalana. [Cousins 1871 #3510]

Ohabolana Tsy misy marivo noho ny tsihy ; fa raha mandry, ialan-tsalaka. [Veyrières 1913 #1738, Cousins 1871 #3534]
Tsy misy marivo ohatra ny tsihy, fa raha handriana ialan-tsalaka. [Rinara 1974]
Dikanteny frantsay Rien n' est aussi peu profond qu' une natte, et cependant quand on va se coucher sur la natte on enlève le salaka. [Veyrières 1913 #1738]
Fanazavana frantsay Les Malgaches quittaient le salaka qu' ils portaient autour des reins lorsqu' ils se couchaient sur la natte pour le repos de la nuit ; ils le quittaient aussi pour passer une rivière profonde ; sens général : ne méprisez pas une affaire de peu d' apparence. [Veyrières 1913 #188]

Ohabolana Tsindretra mandry an-tanimbary, sahona mandry an-tatatra, mamba mandry anosy, ka samia mitoetra amin' ny onin--drainy. [Rinara 1974 #4441]
Tsindretra mandry an-tanimbary, sahonamandry an-tatatra, mamba mandry an-osy : samia mitoetra amy ny onin-drainy. [Cousins 1871 #3311]
Tsindretra mandry an-tanimbary, sahona mandry an-tatatra, mamba mandry anosy : samia mitoetra amin' ny onin--drainy. [Veyrières 1913 #865, Nicol 1935]
Dikanteny frantsay La libellule se repose dans la rizière, la grenouille dans les rigoles humides, le caïman sur les îlots du fleuve : qu’ainsi chacun demeure à sa place (dans sa rivière d’origine). [Nicol 1935 #122]
Larves de libellules dans les rizières, grenouilles dans les canaux, caïmans dans les îlots, que chacun demeure dans l' eau de ses pères. [Veyrières 1913 #865]
Fanazavana frantsay Chacun doit rester dans sa condition et garder ses usages. [Veyrières 1913 #865]

Ohabolana Tsy satry ny mandihy mipetraka, fa ny lamba ho enti-mitsangana no tsy misy. [Rinara 1974 #308]
Tsy satry no mandihy mandry, fa ny lamba ho enti-mitsangana no tsy misy. [Veyrières 1913 #2570, Cousins 1871 #3574]
Dikanteny frantsay Ce n' est pas de dessein prématuré qu' on danse assis ou couché, mais c' est le lamba qu' il faut porter pour se lever qui manque. [Veyrières 1913]

Ohabolana Valala sasatra ny miaina : mandry an-tanàna be olona. [Cousins 1871 #3599]
Valala sasatry ny miaina, ka mandry an-tanàna be olona. [Rinara 1974 #4841]
Valala sasatry ny miaina : mandry an-tanàna be olona. [Veyrières 1913]
Dikanteny frantsay Sauterelles fatiguées de vivre : elles se posent dans un village plein de monde. [Veyrières 1913 #6330]
Fanazavana frantsay Elles seront prises. [Veyrières 1913 #6330]

Ohabolana Zatovo mandry maraina: bongo maso vao hita. [Houlder 1895 #1922, Cousins 1871 #3768]
Dikanteny frantsay Un jeune homme étant resté tard au lit: quand on le voit, il a encore les yeux gonflés. [Houlder 1895]

Fizahan-teny